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mercredi 27 mai 2020

PONT A VENDIN - A la mémoire des deux jeunes gens de Pont-A-Vendin fusillés par les Allemands - 25 janvier 1938 - Le Grand Echo du Nord

A la mémoire des deux jeunes gens de Pont-A-Vendin fusillés par les Allemands


Le 15 mai prochain, un monument sera inauguré sur la place de l'Eglise de Pont-à-Vendin. Il rappellera le martyre de deux jeunes gens de 18 ans.



Alexandre DAVROUX et Gaston HOCQ.

Non mobilisés parce que n'ayant pas l'âge d'être soldats, ils furent cependant faits prisonniers en octobre 1914 par l'ennemi. Ils étaient jeunes. Ils étaient Français. Les Allemands les fusillèrent. C'était là tout ce que loyalement ils pouvaient leur reprocher.
 
Alexandre DAVROUX
Alexandre DAVROUX. Le 08 octobre 1914, les troupes allemandes entrent à Pont-A-Vendin. Par la rue Basse, ils se dirigent vers le pont qui enjambe la Haute-Deûle. Les soldats français les attendent. Une vive fusillade éclate. L'ennemi, furieux de cette attaque inattendue, se replie.


Aux bruits des coups de feu, les civils se sont terrés chez eux. Deux jeunes gens, Alexandre DAVROUX, 18 ans et son frère, 13 ans se sont réfugiés dans un grenier. C'est là que les Allemands les trouvent au cours des perquisitions qui suivirent la première bataille. Les deux jeunes gens sont emmenés rudoyés à coups de crosses. L'ennemi accuse l'aîné d'avoir tiré et même tué un Allemand. C'était faux. Alexandre ne possédait pas de fusil et la fouille minutieuse pratiquée, tant dans la maison qu'alentours, ne put jamais faire découvrir la moindre arme à feu.


Qu'importe ! On emmène les prisonniers. Une troupe s'avance vers le pont que les Français défendent toujours. Des Allemands placent les deux Français devant eux. Les balles sifflent. Par miracle, aucune d'elles n'atteint les jeunes gens.

Après la bataille, Alexandre DAVROUX est conduit à Annay-sous-Lens. Pour empêcher sa fuite, deux lourds sacs lui sont attachés aux épaules. Le jeune homme ploie sous la charge. Des coups rudes l'obligent à marcher.

Le 11 octobre 1914, au Château Spriet, de Lens, au cours d'une parodie de conseil de guerre, Alexandre est condamné à mort, sans formalité, sans preuve aussi. A l'arrêt qui le frappe, il répond : "La France sera victorieuse. Mes frères me vengeront !". Les Allemands répondent par une volée de coups qui le laissent sanglant sur le sol.

Le jeune Français est relevé et mené dehors. On lui fait creuser un trou dans la terre : sa fosse. Il fredonne la "Marseillaise" en exécutant cette sinistre besogne. Les derniers vers de l'hymne patriotique furent ses dernières paroles.

 
Gaston HOCQ
 
Gaston HOCQ - A la déclaration de la guerre, Gaston HOCQ, de Pont-A-Vendin, se trouvait à Cherbourg. Il avait 18 ans. Il prit le chemin de Béthune et dans les premiers jours d'octobre vint se présenter au bureau de recrutement pour s'engager. On le refusa.

De Béthune, le jeune homme gagna Pont-à-Vendin, où habitaient ses parents. C'est là qu'il fut surpris par l'arrivée des Allemands.

Gaston HOCQ songea immédiatement à s'échapper, conservant toujours le désir de pouvoir servir son pays. Il pris un déguisement féminin. Arrêté et reconnu, l'ennemi l'expédia à Carvin.
Le jeune Français, malgré les mauvais traitements qu'il subissait, se croyait simplement prisonnier.
Le lendemain matin, on vint le chercher. Sans lui dire quoi que ce soit, sans jugement et sans motif surtout, les Allemands le conduisirent dans un terrain vague, le mirent en joue et l'abattirent, laissant ensuite son cadavre plusieurs jours sans sépulture. 

Telle est l'histoire de ces deux jeunes Français. L'un, Alexandre DAVROUX, chevalier de la Légion d'honneur, a su mourir en brave à 18 ans. L'autre, Gaston HOCQ, fut victime de son ardente volonté de défendre son sol natal menacé.

La municipalité et la population de Pont-à-Vendin ont voulu que la mémoire de ces deux enfants du pays ne disparaissent pas. Un comité s'est formé. Chacun des habitants, si modeste fut-il a versé son obole. Un monument dû au talent du sculpteur Laurent BELLI, vient d'être érigé sur la place. Dans son éloquente simplicité, il traduit bien les sentiments qui animaient Alexandre DAVROUX et Gaston HOCQ devant la mort affreuse et injuste qui allait les frapper dans leur pleine jeunesse.
 




Statue Commémoration Pont-à-vendin
Statue Commémoration Pont-à-vendin



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Gaston HOCQ : ♂ - ° 30 novembre 1895 - Fusillé à Carvin le 09 octobre 1914
Alexandre DAVROUX : ♂ - ° 06 février 1896 - Fusillé à Lens le 11 octobre 1914

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